ÉVÈQUE

AGE DE L’EGLISE DE PERGAME_  CHAPITRE.5  PAGE.188

{197-2}  †   Vous vous rappelez que j’ai expliqué, dans l’Âge d’Éphèse, que le mot Nicolaïte vient de deux mots grecs; nikao, qui veut dire “conquérir”, et lao, qui veut dire “les laïques”. Nicolaïte veut dire “conquérir les laïques”. Or, pourquoi est-ce une chose si terrible? C’est terrible parce que Dieu n’a jamais remis Son Église entre les mains de chefs élus qui agissent avec des arrière-pensées politiques. Il a confié Son Église à des hommes établis par Dieu, remplis de l’Esprit, vivant la Parole, qui conduisent les gens en les nourrissant de la Parole. Il n’a pas séparé les gens en classes de sorte que les masses soient conduites par une sainte prêtrise.

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Il est vrai que les conducteurs doivent être saints, mais ce doit aussi être le cas de toute l’assemblée. De plus, la Parole ne mentionne nulle part que des prêtres, des ministres du culte, ou autres, font office de médiateurs entre Dieu et les gens, pas plus qu’elle ne mentionne qu’ils sont séparés dans le culte qu’ils rendent au Seigneur. Dieu veut que tous L’aiment et Le servent ensemble. Le nicolaïsme détruit ces préceptes en séparant les ministres du culte d’avec les gens, et en donnant aux conducteurs une place de dominateurs, au lieu d’une place de serviteurs. En fait, cette doctrine avait pris naissance dans le premier âge sous forme d’oeuvre. Il apparaît que le problème provenait de deux termes : “anciens” (presbytres), et “surveillants” (évêques). Bien que l’Écriture montre qu’il y a plusieurs anciens dans chaque église, certains (dont Ignace) se mirent à enseigner que le rôle de l’évêque était d’avoir la prééminence, c’est-à-dire l’autorité et la haute main sur les anciens. Or, en fait, le mot “ancien” se rapporte à la personne elle-même, alors que le mot “évêque” se rapporte à la fonction remplie par l’homme en question. L’ancien, c’est l’homme. Évêque, c’est la fonction de ce même homme. “Ancien” a toujours désigné et désignera toujours l’âge qu’un homme a dans le Seigneur. Il est un ancien, non parce qu’il est élu, ordonné, etc., mais parce qu’il est PLUS ANCIEN. Il est plus mûr, mieux exercé, ce n’est pas un novice; il est digne de confiance à cause de son expérience et d’une expérience chrétienne éprouvée par le temps. Mais, non, les évêques ne s’en sont pas tenus aux épîtres de Paul, mais ils se sont référés au récit que Paul fait de la fois où il avait appelé les anciens d’Éphèse à Milet dans Actes 20. Au verset 17, le récit déclare qu’il avait envoyé chercher les “anciens”, puis, au verset 28, ils sont appelés surveillants (évêques). Et ces évêques (sans aucun doute animés d’arrière-pensées politiques et avides de pouvoir) affirmaient avec insistance que Paul avait voulu dire que les “surveillants” étaient plus que l’ancien local, dont la compétence officielle était limitée au cadre de sa propre église. Pour eux, un évêque était maintenant quelqu’un dont l’autorité s’étendait à plusieurs conducteurs spirituels locaux. Ce concept n’était conforme ni à l’Écriture ni à l’histoire, et pourtant, même un homme de l’envergure de Polycarpe penchait vers ce genre d’organisation. Ainsi, ce qui avait commencé sous forme d’oeuvre dans le premier âge est devenu une doctrine au vrai sens du terme, et l’est resté jusqu’à aujourd’hui. Les évêques revendiquent toujours le pouvoir de contrôler les hommes et de faire d’eux ce qu’ils veulent, en les plaçant là où bon leur semble pour leur ministère. C’est renier la conduite du Saint-Esprit, qui a dit : “Mettez-Moi Paul et Barnabas à part pour l’oeuvre à laquelle Je les ai appelés.” C’est anti-Parole et anti-Christ. Matthieu 20.25-28 : “Jésus les appela, et dit : Vous savez que les chefs des nations les tyrannisent, et que les grands les asservissent. Il n’en sera pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur; et quiconque veut être le premier parmi vous, qu’il soit votre esclave. C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner Sa vie comme la rançon de plusieurs.” Matthieu 23.8-9 :

“Mais vous, ne vous faites pas appeler Rabbi; car vous n’avez qu’un Maître, qui est le Christ. Et vous êtes tous frères. Et n’appelez personne sur la terre votre père; car Un seul est votre Père, Celui qui est dans les cieux.”

 

{198-1}     Pour rendre ceci encore plus clair, j’expliquerai le nicolaïsme de la façon suivante. Vous vous souvenez qu’il est dit dans Apocalypse 13.3 :

“Et je vis l’une de ses têtes comme blessée à mort; mais sa blessure mortelle fut guérie. Et toute la terre était dans l’admiration derrière la bête.”

Maintenant nous savons que la tête blessée était l’Empire romain païen, cette grande puissance politique mondiale. Cette tête s’est relevée comme “l’empire spirituel catholique romain”. Observez bien ceci. Quel était, dans les actions de la Rome païenne politique, le fondement de son succès? Elle “divisait pour vaincre”. C’était là la semence de Rome : diviser pour vaincre. Elle déchirait et dévorait de ses dents de fer. Ceux qu’elle avait déchirés et dévorés ne pouvaient plus se relever, comme ce fut le cas pour Carthage, qu’elle avait détruite et anéantie. La même semence de fer est restée en elle quand elle s’est élevée comme la fausse Église, et son principe est resté le même : diviser pour vaincre. C’est cela le nicolaïsme, et Dieu le hait.

 

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{199-1}     Or, c’est un fait historique bien connu que quand cette erreur s’est introduite dans l’Église, les hommes se sont mis à rivaliser pour accéder à la fonction d’évêque, ce qui eut pour effet de donner cette fonction aux hommes les plus instruits, à ceux qui avaient le plus de succès matériel et qui avaient une tournure d’esprit politique. La connaissance et les projets humains ont commencé à prendre la place de la sagesse Divine, et ce n’est plus le Saint-Esprit qui contrôlait. Ce fut réellement un mal tragique, car les évêques se mirent à soutenir qu’il n’y avait plus besoin d’être un Chrétien intègre pour apporter la Parole ou pour accomplir les rites dans l’église, car c’étaient les éléments et le cérémonial qui comptaient. Ceci permit à des hommes mauvais (des séducteurs) de déchirer le troupeau.

 

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{199-2}     Après avoir établi cette doctrine d’homme, d’élever les évêques à une place qui ne leur est pas accordée dans les Écritures, l’étape suivante fut de distribuer des titres en forme de grades qui devinrent une hiérarchie religieuse. Il y eut en effet bientôt des archevêques au-dessus des évêques, des cardinaux au-dessus des archevêques, et, dès l’époque de Boniface III, il y avait au-dessus de tous un pape, un pontife.

 

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{199-3}     Avec la doctrine nicolaïte et l’amalgame du Christianisme et du babylonisme fut réalisé ce qu’Ézéchiel avait vu dans Ézéchiel 8.10 :

“J’entrai, et je regardai; et voici, il y avait toutes sortes de reptiles et de bêtes abominables, et toutes les idoles de la maison d’Israël, peintes sur la muraille tout autour.”

Apocalypse 18.2 :

“Il cria d’une voix forte, disant : Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande! Elle est devenue une habitation de démons, un repaire de tout esprit impur, un repaire de tout oiseau impur et odieux, parce que toutes les nations ont bu du vin de la fureur de son impudicité.”

 

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{199-4}     Or, cette doctrine nicolaïte, cette domination qui avait été établie dans l’Église n’était pas très bien acceptée par un bon nombre de personnes, car ces dernières pouvaient lire quelque épître, ou quelque essai sur la Parole écrit par un homme pieux. Que fit alors l’Église? Elle excommunia les enseignants intègres et brûla les rouleaux. Ils dirent : “Il faut une instruction spéciale pour pouvoir lire et comprendre la Parole. Pierre lui-même ne disait-il pas que beaucoup de choses que Paul avait écrites étaient difficiles à comprendre?” Comme on avait soustrait la Parole au peuple, celui-ci en fut bientôt réduit à écouter seulement ce que le prêtre avait à dire, et à faire ce qu’il lui dictait. Ils appelaient cela Dieu et Sa sainte Parole. Ils s’emparèrent de la pensée et de la vie des gens et en firent les esclaves d’une prêtrise despotique.

 

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{200-1}     Maintenant, si vous voulez une preuve que l’Église catholique exige la vie et l’esprit des hommes, écoutez l’édit de Théodose X.

 

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Le premier édit de Théodose

{200-2}     Cet édit fut promulgué à la suite de son baptême par la Première Église de Rome. “Nous trois empereurs voulons que nos sujets adhèrent fermement à la religion enseignée aux Romains par saint Pierre, fidèlement conservée par la tradition et dont font maintenant profession le pontife Damase de Rome et l’évêque Pierre d’Alexandrie, homme d’une sainteté apostolique, selon l’institution des Apôtres et la doctrine de l’Évangile. Croyons donc en une Divinité du Père, du Fils, et du Saint-Esprit, égaux en majesté dans la Sainte Trinité. Nous ordonnons que les adhérents à cette foi soient appelés les Chrétiens catholiques. Nous marquons tous les adeptes insensés des autres religions du nom infâme d’hérétiques, et nous interdisons à leurs regroupements de se donner le nom d’Églises. Outre la condamnation de la justice divine, ils doivent s’attendre aux lourdes peines que notre autorité, guidée par la sagesse céleste, jugera bon de leur infliger…”

 

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{200-3}    Les quinze lois pénales promulguées en autant d’années par cet empereur privèrent les évangéliques de tous les droits d’exercice de leur religion, les exclurent de toutes les fonctions publiques et les menacèrent d’amendes, de confiscation, d’exil et même, dans certains cas, de mort.

 

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Savez-vous quoi? C’est ce qui nous pend au nez aujourd’hui.

{200-5}    L’Église catholique romaine dit être l’Église mère. Elle dit être la première Église, l’Église originelle. C’est tout à fait exact. Elle était la Première Église de Rome, celle de l’origine, qui a rétrogradé et qui a sombré dans le péché. Elle a été la première à s’organiser. On trouva en elle les oeuvres, puis la doctrine du nicolaïsme. Personne ne niera qu’elle est une mère. Elle est une mère, et elle a produit des filles. Or, une fille est issue d’une femme. Une femme vêtue de pourpre est assise sur les sept collines de Rome. Elle est une prostituée, et elle a donné naissance à des filles. Ces filles sont les Églises protestantes qui sont sorties d’elle, pour ensuite revenir à l’organisation et au nicolaïsme. Cette Mère des Églises filles est appelée une prostituée, c’est-à-dire une femme infidèle à ses voeux de mariage. Elle a été mariée à Dieu, puis elle a dévié pour forniquer avec le diable, et dans sa fornication, elle a produit des filles qui lui ressemblent. Cette combinaison de mère et de filles est anti-Parole, anti-Esprit, et par conséquent anti-Christ. Oui, ANTICHRIST.

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{201-1}    Avant de continuer plus avant, je tiens à ajouter que ces premiers évêques se croyaient au-dessus de la Parole. Ils disaient aux gens qu’ils pouvaient pardonner leurs péchés sur la confession de ces péchés. Cela n’a jamais été la vérité. Ils ont commencé à baptiser des nourrissons au deuxième siècle. En fait, ils pratiquaient le baptême de régénération. Rien d’étonnant à ce que les gens soient dans la confusion aujourd’hui. S’ils étaient dans la confusion à l’époque, aussi près du jour de la Pentecôte, ils sont aujourd’hui dans un état des plus désespérés, alors que près de deux mille ans les séparent de la vérité originelle.

Oh, Église de Dieu, il n’y a qu’un seul espoir. Reviens à la Parole et restes-y attachée.

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